PRÉJUDICES EN LIGNE

Nous combattons l’islamophobie en ligne par des réformes politiques, des campagnes de sensibilisation et un soutien aux victimes de crimes haineux.

CE QUI SE
PASSE

PRÉJUDICES EN LIGNE

Attentat contre la mosquée de Québec

Attaque terroriste de London

Meurtre à la mosquée IMO

Tous avaient un point commun : l’assaillant avait en partie été radicalisé en ligne pour haïr la communauté musulmane.

La haine et les préjudices en ligne au Canada sont des préoccupations croissantes qui menacent la sécurité et l’inclusion des communautés musulmanes à travers le pays. Malgré l’engagement du Canada envers le multiculturalisme et la diversité, les musulmans d’un océan à l’autre continuent de faire face à la discrimination, au harcèlement et à la violence, tant hors ligne qu’en ligne. La montée des plateformes numériques a amplifié la rhétorique islamophobe, permettant la diffusion de désinformation, de stéréotypes et d’appels à la violence avec une rapidité et une portée alarmantes.  

Combattre l’islamophobie et la haine en ligne nécessite une approche globale, incluant des réformes législatives, des initiatives éducatives et une intervention auprès des entreprises technologiques pour créer des espaces en ligne plus sûrs. Les campagnes de sensibilisation du public et les interventions communautaires sont essentielles pour favoriser une société inclusive où tous les Canadiens, quelle que soit leur foi, se sentent respectés et protégés.

Notre approche globale comprend des actions de plaidoyer pour des réformes politiques, la mise à disposition de ressources pour contrer la désinformation, ainsi que le soutien aux victimes de crimes haineux et d’islamophobie, le tout visant à favoriser un environnement plus sûr et plus inclusif pour les musulmans canadiens.

Si nous échouons à
agir contre la haine en ligne, les conséquences pourraient être graves et de
grande portée. Les discours haineux et la désinformation continueront de se
propager sans contrôle, normalisant davantage la discrimination, l’intolérance
et la violence à l’encontre des minorités. Cela pourrait entraîner une
augmentation des crimes haineux, de la polarisation sociale et de la
radicalisation, exposant davantage les individus et les communautés au risque
de préjudices.

Si nous échouons à agir contre la haine en ligne, les conséquences pourraient être graves et de grande portée. Les discours haineux et la désinformation continueront de se propager sans contrôle, normalisant davantage la discrimination, l’intolérance et la violence à l’encontre des minorités. Cela pourrait entraîner une augmentation des crimes haineux, de la polarisation sociale et de la radicalisation, exposant davantage les individus et les communautés au risque de préjudices.

LE CNMC A PLAIDÉ, AVEC SUCCÈS, POUR :

Photo prise lors du Sommet sur les préjudices en ligne, organisé par le CNMC et OpenMedia.

NOTRE IMPACT EN CHIFFRES

71%

des jeunes Canadiens ont déclaré avoir vu du contenu haineux en ligne au cours des 12 mois précédents (2022).

600%

d’augmentation des discours intolérants et haineux dans les publications sur les réseaux sociaux entre novembre 2015 et novembre 2016. L’étude Cision  s’est concentrée sur l’utilisation de mots-clics tels que #banmuslims et #siegheil.

62%

des Québécois ont déclaré avoir vu des propos haineux ou racistes sur Internet ou les réseaux sociaux en lien avec les musulmans.

EN UN COUP D’OEIL | NOTRE TRAVAIL

2017 – Attentat contre la mosquée de Québec et menaces en ligne

Le soir du 29 janvier 2017, six musulmans canadiens ont été assassinés et 19 blessés en pleine prière au Centre culturel islamique de Québec, à Sainte-Foy, Québec, par Alexandre Bissonnette.

Ibrahima Barry. Azzedine Soufiane. Aboubaker Thabti. Khaled Belkacemi. Mamadou Tanou Barry. Abdelkarim Hassane. Dans un moment de haine et de violence, leur présence terrestre nous a été enlevée lors de ce qui demeure le pire attentat contre un lieu de culte sur le sol canadien.

Ibrahima Barry. Azzedine Soufiane. Aboubaker Thabti. Khaled Belkacemi. Mamadou Tanou Barry. Abdelkarim Hassane. Dans un moment de haine et de violence, leur présence terrestre nous a été enlevée lors de ce qui demeure le pire attentat contre un lieu de culte sur le sol canadien.

Dans l’affaire R. c. Bissonnette, 2019 QCCS 354, le juge François Huot a indiqué aux paragraphes 10 à 12 de la décision que Bissonnette avait consulté des sources en ligne avant de commettre cet horrible attentat :

“[10] Au cours de cette même période, il consulte assidûment divers sites Internet portant, notamment sur les armes à feu et auteurs d’actes terroristes. À titre d’exemples, il accède, le 27 janvier, au compte Twitter de #Muslimban …

[11] Le lendemain, il fait diverses lectures sur Jaylen Fryberg, l’auteur de la tuerie de Marysville, Elliot Rodger, responsable de la tuerie de masse du 23 mai 2014 à Isla Vista en Californie, Dylann Roof, l’assassin de neuf Afro-Américains lors de la fusillade de l’église de Charleston, l’attaque de San Bernardino et la page Facebook du mouvement FÉMUL (Féministes en mouvement de l’Université Laval).

[12] Dans la matinée du 29 janvier 2017, Bissonnette déjeune en consultant d’autres sites traitant d’attentats djihadistes …”

Il n’existe pour nous aucune indication plus claire que la haine en ligne constitue une menace existentielle pour les Canadiens et pour la sécurité canadienne. Une analyse de ses relevés informatiques a montré que Bissonnette, du 27 décembre 2016 au 29 janvier 2017, avait consulté diverses sources sur l’islam sur Internet.

Bien que nous ne prétendions pas que Bissonnette ait été uniquement motivé par des discours haineux en ligne ou par des manifestes racistes en ligne, il est clair que Bissonnette a consulté ces sources en ligne avant de commettre son attentat. Cela fait simplement partie de la preuve.

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Des leaders musulmans sont venus d’un océan à l’autre à Ottawa pour plaider en faveur d’une législation équilibrée sur les préjudices en ligne, établissant un dialogue positif avec des membres de tous les partis politiques.

#HACKHATECANADA est une compétition de programmation et d’analyse de données où des équipes de développeurs ont été mises au défi de proposer des solutions technologiques innovantes pour arrêter la propagation de la haine en ligne. La compétition est un événement de deux jours où les participants, en groupes de cinq, auront 48 heures pour développer leurs solutions les 15 et 16 octobre. Tous les groupes participants devaient présenter leur soumission lors de la ronde préliminaire de jugement tenue le 17 octobre.

Plusieurs partis politiques se sont engagés à s’attaquer aux préjudices en ligne dans leurs plateformes électorales. Le CNMC a exhorté tous les partis à s’engager en faveur d’une législation équilibrée sur les préjudices en ligne dans leurs plateformes.

2021 – Le CNMC s’oppose avec succès à l’avant-projet de loi sur les préjudices en ligne

Le 29 juillet 2021, le gouvernement du Canada a publié, pour consultation sur son site Internet, une proposition législative et réglementaire visant à lutter contre les contenus préjudiciables en ligne. Nous avons soulevé un certain nombre de préoccupations d’ordre général, notamment concernant la liberté d’expression, les droits à la vie privée, l’impact de la proposition sur certains groupes marginalisés, ainsi que le respect de la Charte canadienne des droits et libertés plus généralement.

Nous nous sommes réjouis de voir que le gouvernement avait pris en compte nos préoccupations et était retourné à la planche à dessin.

Bien que le projet de loi C-63 n’ait pas été parfait, nous nous sommes tenus aux côtés du ministre Virani lors du dépôt du projet de loi. Bien que le projet de loi C-63 soit mort au feuilleton, nous demeurons déterminés à intervenir auprès des libéraux et des conservateurs en faveur d’un régime de réglementation des préjudices en ligne à la fois solide et équilibré.

LA SÉCURITÉ EN LIGNE RESTE À RISQUE

Aidez-nous à défendre vos libertés civiles et à lutter contre la haine en ligne.

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